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| La Biographie |
Octobre 1989, un certain
Richard Gachner a besoin
d’un clip vidéo pour illustrer
une chanson de son album CD
« American Airline » de
12 titres dont certains sont tirés
de son LP 30 cm vinyle
enregistré à Nashville
« That’s highway music ». |
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Marina
a rencontré Richard à Paris lors d’une soirée musicale
rue Malard tout près de Cognac Jay… Le feeling est
passé. Marina a proposé que le tournage de la vidéo se
réalise dans la ferme où elle habite. Richard Gachner de
Rees est arrivé les bras chargé de cadeaux avec sa
compagne Josée. L’équipe s’est formée avec Alain
Kropfinger musicien et ingénieur du son (hélas disparu),
le photographe Yves Loran, Gilles Dobbelaere comme chef
opérateur et Josée comme script. Marina interprète une
danseuse dont Richard Gachner aurait la nostalgie.
C’était l’été indien, ce mois d’octobre
sentait l’arrière saison canadienne, le décor recréé à
l’américaine faisait plus vrai que vrai. Senneville,
dans les Yvelines petit hameau de Guerville, était
devenu un village d’Amérique du nord. Les copains sont
venus prêter main forte pour la figuration… Le montage
final a été réalisé par Philippe Frémon.
«
It’s easy to do » était dans la boîte. Marina avait
fredonné la chanson et Gachner avait entendu… Il a
décidé qu’elle pourrait adapter en Français ses
compositions.
C’est ainsi
qu’est née « Bout d’poupée love » Gadgie. Marina
chantait à l’instinct et n’avait aucune notion de
technique pour placer sa voix… Mais le grain était là.
La maquette fut soumise à l’écoute de Gilles Tinayre (
arrangeur de talent). Marina avait enregistré voix de
tête et les chœurs. C’est là que le miracle s’est
accompli… Tinayre a demandé « c’est qui la fille qui
fait les chœurs ? ». Marina un peu vexée, lui répondit
que c’était elle aussi. Gilles alias « Chopin » a tilté
et lui a donné rendez-vous à son studio rue Washington à
Paris.
Ce premier disque aurait dû faire fort…
Mais, le producteur qui a signé Marina Dobb n’a pas été
jusqu’au bout des choses ; Le mixage a été raté à cause
d’une fausse manip dans un studio de Normandie. 6000 CD
sont sortis et distribués avec une voix cachée derrière
l’orchestration. Les programmateurs de radio ont pensé
que Marina n’avait aucun coffre ! Certaines radios l’ont
passé quand même, en Corse, Marina a eu un soutien
incroyable. Mais l’artiste blessée a laissé tomber alors
qu’à chaque scène elle faisait un tabac.
Les années ont passé,
Marina a toujours vécu, depuis, entourée d’artistes de
talent, naturellement elle chantait en comité privé…
Chanter est une vocation, le virus était là, endormi…
C’est avec « Léger, léger » composé par Gilles Tinayre
sur un texte de Ralph Bernet qu’elle a repris le chemin
de la rue Washington. La maquette sonnait bien, Music
box 92.8 la diffusait en aléatoire de temps en temps. Et
puis, au contact de Ian scott, Steave & Heather, Freddy
Della, Pat Winther, Jessé Garon’… Marina s’est imprégnée
du son américain, les Mariotti Brothers l’ont encouragée
(encore des Corses !). l’idée est venue d’écrire une
chanson sur le tramway renaissant de Paris.
« Le tram des Maréchaux » s’est enjolivé de la mélodie
du guitariste Sacha Menu, Gilles Tinayre a fait le reste
en arrangeant un boogie boogie endiablé.
Voilà l’histoire du second single de
Marina Dobb. Un site officiel à son nom, un grand coup
de main de Johnny da Piedade avec son Big Cactus
Country, une page dans « nos tendres et douces années »
et une programmation de Gérard Quentin dans son Top Ten
sur Music Box… sans oublier
Albert Babin, qui, de son
Québec natal a réclamé le CD pour le lancer chez les
cousins d’en face. Un album est en préparation.
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